Qu’y a-t-il entre Simon (Nicolas Duvauchelle) et Coline (Sara Giraudeau)? Ou plutôt, qui y a-t-il? | SBS Distribution
À la fois élégiaque et violent, le nouveau film de Pascal Bonitzer flirte avec le fantastique pour mieux raconter les vertiges et les angoisses de l’attraction entre deux êtres.
Ça circule. Entre Paris et les Pyrénées, entre magazine psycho-people et nature sauvage, entre un homme et une femme. Ou deux. Ou trois.
Les fantômes ont passé les ponts. Ils sont dans la chambre, dans la tête, dans la grotte en bas de la maison. Ils sont dans les mots.
Coline est partie dans la montagne interviewer le peintre qui a vu un spectre, laissant sa voisine Azar, qui elle aussi en a vu un. Il n’y a ni coïncidence, ni vérité, ni mensonge; il y a des corps, des lieux, le désir et la peur.
Il est peu fréquent, en regardant le début d’un film, d’avoir aussi immédiatement le sentiment de sa totale justesse.
Il se produira plein d’événements au cours des Envoûtés, pour la plupart inspirés par la nouvelle fulgurante de Henry James, Les Amis des amis. Mais avant même que les premières péripéties de ce film imprégné de fantastique se soient produites, il vibre et intrigue.
La Fourche et le tambour
Suggestif à plus d’un titre, le nom de la station de métro où la jeune femme descend au début, La Fourche, est comme le signe de ce mouvement déjà lancé –et riche d’alternatives. À tout instant, plusieurs directions seront envisageables.
Délicatement amusée, cette histoire de mort et de passion peut dès lors prendre son élan dans une laverie automatique, où tournent et se mêlent les illusions colorées, les espoirs et les peurs, comme le linge de deux jeunes femmes encore à découvrir.
Qu’a vraiment vu Azar (Anabel Lopez)? |SBS Distribution
Autre chose aurait pu se produire entre Coline et Simon lors de leur nuit d’ivresse et de séduction. Le destin d’Azar aurait pu être différent. Le rapport à la religion et au suicide de l’ami de Coline pourrait le mener sur une autre voie. L’histoire ne serait pas la même, le film n’en souffrirait pas. (…)
La seule phrase prononcée par le personnage dans le film. |Le Pacte
La voiture de Paul Marchand lancée à toute vitesse sur Sniper Alley, devant l’hôtel Holiday Inn où était basée la presse internationale pendant le siège. | Rezo Films
Technique, mémoire, sensibilité: la jeune danseuse (Agathe Bonitzer) à la recherche des gestes justes. | Shellac
Manon, qui apprend, et Marika, qui transmet, s’immergent ensemble dans ce qu’a légué Isadora. | Shellac
À la fois stylisé et réaliste, le cinéaste montre la terreur au quotidien, qui ne se situe pas forcément au loin. | Potemkine
La BAC (Alexis Manenti, Damien Bonnard, Djibril Zonga). | Le Pacte
Mohamed (Mohamed Samoura) et Flora (Pauline Haudepin) pendant un cours d’alphabétisation à la ferme. | JHR Films
Jean Dujardin dans un rôle à la Gary Cooper ou à la George Clooney. | Via Gaumont